Le projet
Transformer un Citroën Jumper L4H3 en véhicule habitable, homologué VASP caravane, dans un volume utile de 4,00 × 1,77 m sous 2,10 m de plafond.
Les trois contraintes qui décident de tout#
La charge utile. Un Jumper 3,5 t laisse une charge utile de l'ordre de 1 300 kg selon la version ; le nôtre, au poids à vide estimé du plan, en laisse 1 370 kg — la pesée tranchera. Le parc de batteries en consomme à lui seul près d'un cinquième. Chaque décision d'aménagement se paie en kilogrammes — et dans notre calcul, c'est la masse totale qui arrive en butée la première, les essieux juste derrière.
Les 1,77 m de largeur. Après isolation et habillage, la cellule perd 10 cm sur la tôle brute. Cela place le couchage transversal à 1,77 m, sous les 1,80 m qu'attend la norme d'habitabilité. C'est une contrainte structurelle du format, pas une erreur de conception — la piste à l'étude est un décaissement local de la paroi au niveau du matelas, pas encore inscrit au plan ; le contrôle d'habitabilité garde le point en attention d'ici là.
L'homologation. La classification VASP impose des équipements (sièges et table, couchage, cuisine, rangements), des ventilations permanentes, et une charge utile marchandises minimale. Ces exigences ont été intégrées dès la conception plutôt que vérifiées à la fin.
Les choix structurants#
Un système 48 V plutôt que 12 V. Avec 24 kWh embarqués, le 12 V imposerait des sections de câble déraisonnables. Le 48 V divise les courants par quatre. Le prix à payer : trois convertisseurs pour alimenter les circuits 12 V classiques, et un appareil de supervision obligatoire pour que l'onduleur dialogue avec les batteries.
Pas de gaz. Chauffage, eau chaude et plaque de cuisson fonctionnent au gazole. Cela supprime la bouteille, ses contraintes de ventilation, et surtout l'étape de certification gaz du dossier d'homologation. En contrepartie, un détecteur de monoxyde devient indispensable.
Un lit escamotable au-dessus de la dinette. Rangé au plafond le jour, il libère toute la hauteur du séjour ; descendu la nuit, il occupe l'espace de la banquette. C'est ce qui permet d'avoir à la fois un vrai couchage et un vrai séjour dans 4 mètres.
Une cellule humide ventilée. Douche et WC partagent la même pièce fermée, à l'avant : le bac en butée de cloison de cabine, le WC au fond, avec un extracteur directement au-dessus du bac. Dans un volume fermé où l'on douche, la vapeur doit sortir là où elle naît — sinon elle migre vers le couchage.
Aller plus loin#
Chaque choix ci-dessus renvoie à un guide détaillé : le 48 V et les batteries, se passer de gaz, le lit escamotable et les couchages, les masses qui décident de tout — et le sommaire complet des guides.
Comment ce site est fabriqué#
Le van est décrit dans un fichier de plan textuel, qui sert de source unique. Un outil en dérive les plans cotés, les élévations, le bilan de masse, la répartition sur les essieux et les vérifications d'homologation.
Ce site lit directement ces sorties. Aucun chiffre technique n'y est saisi à la main : modifier le plan et reconstruire suffit à mettre à jour la page des caractéristiques. C'est ce qui garantit que la documentation ne diverge jamais de la conception réelle.